Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 13:32
Il me semble, si tout le monde est d’accord, qu’il est utile et nécessaire de rappeler que nous considérons que l’économie est le pivot du programme politique. Pas qu’elle puisse à elle seule résoudre tous les problèmes, mais elle est la condition indispensable pour atteindre les objectifs sociétaux que nous nous fixons.
Il ne s’agit pas d’une économie financière, mais de l’économie réelle, celle qui crée des emplois, génère des revenus pour les salariés, les patrons et l’Etat, celle qui fait droit à la justice et la solidarité.
Il ne s’agit pas non plus que l’économie prenne le pas sur le politique, mais qu’elle soit pour le politique, l’outil de la réforme juste.
Si nous sommes des sociaux-libéraux, je dirais plutôt des libéraux-sociaux, c’est que nous pensons que la liberté d’entreprendre et l’esprit d’entreprise passent avant les considérations sociales de façon à se donner les moyens de pourvoir aux justes aspirations de notre société en matière d’interventions de l’Etat au profit de la collectivité.
Il faut bien comprendre avant toute chose que la crise financière qui vient d’éclater n’est pas un « épisode de plus » dans la vie du système « capitaliste » (au sens large et journalistique !) mais sa véritable remise en cause et la remise en cause non moins inévitable des « élites » qui ont conduit à cette catastrophe. De l’homme politique au pseudo « expert du CNRS » (tant à l’honneur dans les médias) en passant par les universitaires, hauts fonctionnaires, les essayistes de tout bord et surtout les « éditorialistes » bien connus de certaines revues financières et économiques, ou encore les cadres dirigeants des organismes financiers .
La confiance, qui est la base d’un système économique et financier reposant sur la liberté d’entreprendre, est aujourd’hui fortement ébranlée  face à toutes les erreurs accumulées (erreurs ou mauvaise foi ?).
Les citoyens attendent l’émergence d’un nouveau courant de pensée, capable de démontrer que l’indifférence et l’incompétence ne sont pas la règle générale et qu’il y a désormais avec la GM une autre voie possible
Cependant, parallèlement, on assiste à une quasi-démission de la société face aux grandes, et aux moins grandes, orientations qui doivent être prises par notre pays.
Mais, en même temps, toute proposition de réforme se heurte à une réaction violente de la part de populations diverses qui agissent sur une base communautaire, ethnique, politique, philosophique, religieuse, économique…
Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner toute réforme au prétexte qu’elle est contestée par une partie, mais une partie seulement et au cas par cas, du corps social. Ce n’est pas la vision de LGM, car seule une réaction globale est crédible et recevable. Toutefois, il faut être attentif aux soit-disant réformes qui se drapent dans l’habit des réformes mais qui n’en sont pas.; Il y en a !
Il faut réagir et non subir ; c’est l’intérêt de tout le monde.
Il faut que les politiques cessent de faire droit aux demandes du plus petit nombre et considèrent qu’en démocratie c’est la majorité qui a raison, même si elle est silencieuse.

Par François Meynent
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 12:41

Il ne faut pas se leurrer. La chute du mur de Wall Street aura autant de conséquence pour le monde occidental que la chute du mur de Berlin en a eu pour le monde soviétique.

On peut assister à un renforcement du « capitalisme financier sauvage » pour conduire à une société du style « Soylent Green » où les plus pauvres ne pourront vivre que de miettes avec comme seuls opportunités de « travail » l’emploi précaire, les petits boulots et où la démocratie vacillera de plus belle. Cette société ne pourra se fonder que sur la violence et comme toute expression de la violence, elle ne pourra avoir qu’un temps.
On peut aussi assister à une prise de conscience collective où l’on intégrera à sa vie d’autres objectifs que la seule consommation (d’autant que la consommation de masse, qui fut le fondement du capitalisme du XXème siècle paraît de plus en plus en mauvaise part face à la montée des cours des matières premières et de l’énergie).  Il s’agit là d’un choix de civilisation et le défi qui se présente aujourd’hui à tous ceux qui se sentent concernés par la chose publique est bien de mettre en place concrètement les bases de cette nouvelle conception du rapport de l’homme à son monde matériel et donc à l’économie.
Un point important à ne pas oublier lorsque l'on évoque l'économie française : la France, avec 60 millions d'âmes a le même PIB que la Chine avec 1milliards 800 millions. Donc, un peu de modération aux critiques constantes que l'on entend de-ci, de-là sur la capacité des Français à faire de la richesse, la richesse est là, mais sa répartition reste à repenser. Et, cela peut être le grand débat de la France politique du XXIème siècle.
On pressent aujourd’hui clairement que le monde politique va être juger sur deux critères : l'indifférence et l'incompétence.
Indifférence aux malheurs des plus faibles qui vont terriblement souffrir et par le chômage et par les restrictions ;
Incompétence à trouver les bonnes solutions, car n'oublions pas que dans l'esprit de beaucoup, le krach actuel est déjà la démonstration que le monde politique a été incapable de prévoir le drame.
Dans ce contexte, certaines pistes demandent à être explorées en priorité :
a) redonner confiance à ceux qui doutent de l'engagement humain des politiques et cela ne peut pas se faire uniquement par les médias. Il est nécessaire de prouver la compréhension des problèmes quotidiens du plus grand nombre  ;
b) travailler à dégager des solutions qui seront plus des solutions de civilisation que des replâtrages économico-financiers, de toutes les façons voués à l'échec (on le voit bien actuellement avec les milliards investis presque en pure perte pour la consolidation des marchés financiers).
Il est aujourd’hui indispensable de « récréer » un vrai débat, non pour le plaisir des mots, mais pour construire.
La France est riche, elle riche en initiatives et en créativité aux niveaux de ses entreprises. Ne les laissons pas dépérir, comme c’est trop souvent le cas, uniquement parce qu’il est devenu de tradition de ne pas réellement les encourager, quand ce n’est pas les décourager.
La démarche des pôles de compétitivité est une des plus grandes trouvailles politiques de ces 30 dernières années. Mais, elle doit être comprise comme une sorte de "planification" inversée ! Pour paraphraser un grand classique de l'économie et de la philosophie, la planification a trop longtemps marché sur la tête, il faut la remettre sur ses pieds et les pôles peuvent être l'initiative la plus constructive...si nous savons justement y intégrer à coté des grands groupes industriels, les PME-PMI, les universités, les administrations, mais aussi certaines associations et représentants du monde syndical et des salariés...
Mais le temps presse, et une réaction à la crise, pour être « rassurante » et donc déjà fortifier les esprits, doit tabler sur la mise en place d’un plan pouvant envisager toutes les éventualités, mêmes les plus graves.
Ce plan doit être l’objet de débats et de réflexions d’hommes de bonne volonté, plus bien sûr que de professionnels des « médias ».
On présente ici quelques orientations.
La crise financière s’est transformée en une crise économique mondiale (ou pour être plus exact, les exigences de certains milieux financiers ont conduit à une grave crise économique) dont nul ne peut prétendre aujourd’hui prévoir sérieusement les conséquences. Elles seront de toutes façons très dures dès les prochains mois. Une réflexion associant tous les acteurs de la vie économique et sociale est évidemment indispensable. Mais, dès maintenant, il faut prévoir le pire, c’est-à-dire prévoir deux séries d’actions : Un plan de sauvetage des entreprises et un plan de sauvetages des ménages
 
Un plan de sauvetage des entreprises (PME-PMI)
 
a)         Nombre de faillites est le résultat des exigences en liquidité des pouvoirs publics (impôts, URSAFF). Il faut différer ces paiements s’ils mettent en péril la vie même de l’entreprise. Par ailleurs, dans le même temps, ces mêmes pouvoirs publics peuvent être débiteur d’une entreprise qui ne peut payer ses diverses impositions et taxes. Il devrait être urgent de « négocier » des arrangements dans ces situations ubuesques qui, malheureusement, se terminent bien souvent par le drame de la faillite et du chômage.
b)         Il faut revoir les délocalisations et intervenir lourdement sur le système bancaire pour l’inciter à soutenir et l’investissement productif et le papier commercial.
c)         Interdire les pratiques de LBO
Un plan de sauvetages des ménages :
Les ménages, surtout dans les classes moyennes, risquent d’être les plus touchés par la crise. Il faudrait très rapidement prévoir :
a)         Un aménagement plus concret des cas de surendettement,
b)         Instituer un moratoire des expulsions locatives, en créant notamment, un fonds de garantie qui permettra d’indemniser en «partie » les bailleurs. Prévoir le même moratoire pour les ménages qui ne pourront plus faire face aux échéances des banques pour l'achat de leur résidence principale.
c)                  Mettre en place des solutions d’aides qui soient vraiment adaptées aux situations des classes moyennes qui risquent de vivre des moments effrayants.
 

Jean Michel Béhar
Par jmb
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CRISE 21

  • La population mondiale atteindra 9 milliards d’individus en 2050, contre 6,5 milliards aujourd’hui, et certains experts avancent des chiffres encore plus dramatiques ;
  • La pollution frappera toutes les grandes villes en développant des maladies spécifiques et difficiles à éradiquer ;
  • Les changements climatiques modifiront les données géographiques et humaines connues à ce jour : une élévation de la température d’un degré déplace la faune et la flore de 150 km vers le Nord ;
  • Les micro-guerres sont appelées à se développer et la puissance des nouveaux armements fait craindre pour la stabilité même de la planète ;
  • Les déplacements des populations tendent à prendre des proportions terribles avec leur cortége de misères ;
  • Les matières premières s’épuisent ;
  • La crise économique et financière qui frappe le monde en ce début de 21 siècle remet en cause tous les  principes de l'économie de marché et surtout le dogme de la "consommation de masse"...

 

 Quel peut être le rôle de la France dans ce nouveau monde ?

 

Ce blog est ouvert à tous ceux qui désirent intervenir dans le débat sur la construction d'une "nouvelle économie" après la grande crise de 2008. Les communications sont à faire parvenir à CRISE21

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